ARGENTINA
Doctrina
Título:Hacia un Pacto Mundial por el Medio Ambiente
Autor:Devia, Leila - Rojo, Martina L.
País:
Argentina
Publicación:Revista Iberoamericana de Derecho Ambiental y Recursos Naturales - Número 29 - Octubre 2018
Fecha:10-10-2018 Cita:IJ-DXL-533
Índice Voces Ultimos Artículos
Appel de 100 juristes pour l’adoption d’un Pacte mondial pour l’environnement

Hacia un Pacto Mundial por el Medio Ambiente


Por Leila Devia
Martina L. Rojo


El 10 de mayo de 2018, la Asamblea General de las Naciones Unidas adoptó la Resolución N° 72/277, titulada "Hacia un Pacto Mundial por el Medio Ambiente".


La iniciativa de un Pacto Mundial por el Medio Ambiente tiene como objetivo proporcionar un marco general para el Derecho ambiental internacional, con la aspiración de consolidar y potenciar aún más el Derecho ambiental internacional, teniendo en cuenta los apremiantes desafíos ambientales. La iniciativa también tiene como objetivo mejorar la implementación de la legislación ambiental internacional, en apoyo de los Objetivos de Desarrollo Sostenible, así como los objetivos y metas ambientales acordadas a nivel mundial.


De acuerdo con la Resolución, la Asamblea decidió establecer un grupo de trabajo especial de composición abierta, para considerar un informe técnico y basado en evidencias que identifique y evalúe posibles lagunas en el Derecho ambiental internacional y los instrumentos relacionados con el medioambiente, con miras a fortalecer su aplicación.


El informe se presentará al trigésimo tercer período de sesiones de la Asamblea en 2018, para proporcionar una plataforma en la cual debatir las posibles opciones de abordaje de los vacíos del Derecho internacional. Esto puede incluir la necesidad de convocar una conferencia intergubernamental para adoptar un instrumento. El grupo de trabajo recibió el mandato de presentar sus recomendaciones a la Asamblea General durante el primer semestre de 2019.


La idea de un Pacto Mundial por el Medio Ambiente parte de la constatación reconocida del carácter fragmentado del Derecho internacional, en materia de medioambiente. Ante el aumento de las amenazas que pesan sobre nuestro medioambiente a escala planetaria, y en la dinámica del Acuerdo de París, así como de la Agenda 2030 para el Desarrollo, hoy resulta necesario reunir en un texto único los distintos elementos que conforman el Derecho internacional del medioambiente y completarlos a la luz de los nuevos retos. Esta iniciativa es, a la vez, complementaria y distinta del Acuerdo de París, puesto que tiene que ver con todas las problemáticas del medioambiente y no solamente con el clima. La iniciativa pretende ser abierta e incluyente.


Para Francia, su principal impulsor, el objetivo consiste en reunir y ampliar los principios fundamentales del Derecho medioambiental. El texto está destinado a ser un tratado de carácter jurídicamente vinculante y de alcance general, que enuncie el conjunto de los derechos fundamentales que conviene proteger en materia medioambiental, así como los grandes principios constitutivos del derecho del medioambiente que deben guiar la acción de los Estados parte. Su fundamento son los acuerdos y las declaraciones ya existentes o consagradas por la jurisprudencia internacional.


A continuación, se transcribe en el idioma oficial, el denominado "Llamamiento de 100 abogados para la adopción de un Pacto Mundial para el Medio Ambiente", suscripto y difundido también en Buenos Aires por el director de esta Revista, profesor Titular de la materia, junto a otros reconocidos catedráticos de las Universidades del Salvador y de Belgrano, que también apoyan decididamente este proyecto.


Appel de 100 juristes pour l’adoption d’un Pacte mondial pour l’environnement [arriba] 


Le 10 mai 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une très large majorité une résolution ouvrant la voie à la négociation d’un Pacte mondial pour l’environnement. Ce traité international regrouperait dans un texte unique les grands principes juridiques qui guident l’action environnementale. Depuis plus de trente ans, la communauté internationale des juristes appelle les Etats à l’adoption d’un tel texte, depuis le rapport Brundtland de 1987 jusqu’au projet de Pacte de l’UICN de 1995 et au projet élaboré en 2017 par un groupe d’experts, composé d’une centaine de juristes issus de 40 pays du Sud, du Nord et de toutes les traditions juridiques.


En 2015, l’adoption des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris sur le climat a créé une dynamique mondiale nouvelle en faveur de la protection de l’environnement. Ces textes ont marqué des avancées majeures. Toutefois, les atteintes à l’environnement persistent et sont même d’une gravité sans précédent. Les années 2017 et 2018 ont été marquées par des températures record. La biodiversité continue de se dégrader à grande vitesse. Il est nécessaire de franchir une nouvelle étape. Au delà de la question du climat, le besoin se fait sentir d’un texte plus global, fixant les principes directeurs de la gouvernance mondiale de l’environnement.


Avec le Pacte mondial pour l’environnement, la communauté internationale se doterait pour la première fois d’un traité à caractère général, couvrant l’ensemble des domaines de l’environnement. Pierre angulaire du droit international de l’environnement, le Pacte constituerait un « umbrella text » permettant de créer un lien entre les différents traités sectoriels existants (climat, biodiversité, déchets, pollution, etc.). Le Pacte n’entend pas se substituer à ces textes. Au contraire, il vise à les compléter et à en faciliter la mise en œuvre. Il pourrait ainsi combler leurs lacunes ou encore s’appliquer cumulativement à eux, lorsqu’il n’y a pas d’incompatibilité, afin de leur donner davantage d’effectivité et d’efficacité.


S’agissant de son contenu, ce nouveau traité reflèterait les principes partagés par la plupart des constitutions dans le monde et consacrés dans certains textes internationaux important mais sans valeur juridique, comme la Charte mondiale de la nature de 1982 ou la Déclaration de Rio de 1992. Il bénéficierait à tous les acteurs de la gouvernance de l’environnement, en rassemblant de façon systématique, en tant que socle minimal, les dispositions internationales, constitutionnelles et législatives déjà existantes dans de nombreux pays. Dans chaque Etat, le législateur y trouverait des références pour l’adoption de lois plus protectrices de l’environnement. Les cours suprêmes y puiseraient une inspiration commune pour consolider, dans le cadre d’un dialogue entre les juges, les fondements d’un droit global de l’environnement. Les citoyens et les ONG verraient leurs droits environnementaux renforcés. Les entreprises tireraient parti de cette harmonisation des règles au jeu au plan mondial, qui favoriserait une plus grande sécurité juridique et des conditions de concurrence équitable.


Alors que sont célébrés les soixante-dix ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, et cinquante ans après l’adoption des deux Pactes internationaux de 1966, relatifs l’un aux droits civils et politiques et l’autre aux droits économiques, sociaux et culturels, le moment est venu de franchir une nouvelle étape dans l’histoire du droit international. C’est pourquoi nous appelons à l’adoption d’un troisième Pacte consacrant une nouvelle génération de principes fondamentaux: les droits et devoirs liés à la protection de l’environnement.